A propos

photo cv edvL’auteur

 

Je m’appelle Émilie Di Vincenzo et je suis née à Thionville, en France, le 21 janvier 1985. Après un master en conception de produits médiatiques, j’ai décidé de devenir journaliste-éditrice indépendante. Avec cet ouvrage, Un sourire en bas du ventre – La césarienne en urgence : briser le silence, je vous livre mon expérience de maman césarisée et relate l’enquête j’ai menée durant de longs mois avant de parvenir à accepter mes césariennes et à faire le deuil d’un accouchement naturel.

 

Le site 

En France, 21 % des accouchements se font par césarienne[i] sur une moyenne de 800 000 naissances par an recensées au cours des cinq dernières années.

On dénombrait ainsi 176.000 césariennes en 2010, que celles-ci soient programmées (11,3 %) ou réalisées en urgence[ii] soit 156 112 dans l’hexagone. Le taux d’accouchements par bistouri n’a cessé de croître au cours des vingt dernières années pour des questions de sécurité, de santé, et de non-respect des « recommandations de bonne pratique » édictées en 2012 par la Haute autorité de santé (HAS), supposées recenser les circonstances dans lesquelles la césarienne doit être programmée.

De plus, aujourd’hui, une sage-femme doit s’occuper de 4 – 5 femmes en même temps. De fait, « on pratique de l’abattage ». Il n’y a plus de place pour l’accompagnement psychologique et humain.
Pourtant, faire face à une naissance demande un ajustement physiologique et psychique très important. Parmi les mamans césarisées, un grand nombre se trouve en souffrance après leur opération. Les conséquences de la césarienne, programmée ou en urgence, sont souvent graves : combien d’entre elles restent traumatisées, deviennent dépressives, ou gardent, simplement et injustement, un sentiment prédominant de vide, de rupture ? Ne pas avoir su donner la vie naturellement…

La césarienne en urgence implique un choc psychologique. Et c’est sans compter, les effets mutilants éventuels de la chirurgie et la gêne physique.

À travers ce site (et mon ouvrage), je continue de trouver des clés pour permettre aux mamans césarisées d’avancer sur le chemin de l’acceptation. Faire le deuil d’un accouchement inattendu implique de trouver des réponses et de se sentir confortée dans les ressentis d’autres femmes. C’est, toutefois, le chemin que j’ai emprunté pour aller mieux. En espérant que mon expérience vous aide…

[i] Selon les statistiques annuelles des établissements de santé pour l’année 2013

[ii] http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140730.OBS5014/enquete-gare-a-l-abus-de-cesariennes.html