Fast track : un nouveau protocole pour mieux récupérer après une césarienne

Récupérer au plus vite après une opération, c’est l’objectif de la chirurgie « fast track », un concept mis au point au début des années 2000 par un médecin danois. Depuis quelques années, plusieurs services hospitaliers français ont repris ce concept à leur compte. Tout est fait pour favoriser l’autonomie du patient et un retour à domicile rapide. À la maternité de la clinique des Franciscaines à Versailles, toutes les mamans ayant une césarienne programmée (à cause d’une présentation en siège ou d’un bassin trop étroit) bénéficient d’un protocole de réhabilitation précoce.

Lire la suite / Par Maroussia Renard – le

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A propos de l’ouvrage

Un sourire en bas du ventre / La césarienne en urgence : briser le silence

Malheureusement, alors que de nombreuses mamans s’imaginent accoucher par voie basse jusqu’à la fin de leur grossesse, le jour de la naissance de leur enfant, les événements se compliquent… Les battements du cœur du bébé ralentissent, le corps médical décèle des risques d’infections ou d’hémorragies, le bébé se trouve dans une mauvaise position, les contractions deviennent irrégulières… Les raisons d’un accouchement par césarienne sont diverses, mais elles reposent toutes sur un « protocole de sécurité » (justifié ou pas… On ne reprochera jamais à un gynéco-obstétricien d’avoir réalisé une césarienne, alors que l’inverse est fréquent), une nécessité pour le bien-être de l’enfant et de sa mère… Du point de vue de la mère, que le corps médical prenne cette décision de manière concertée ou dans l’urgence, le résultat diffère peu.

Quand une césarienne s‘impose durant l’accouchement, le travail de la maman est interrompu et ses espoirs d’accoucher par voie basse se brisent. Entre la déception de ne pas vivre l’accouchement tant rêvé et la peur, plusieurs émotions l’habitent et elle se sent à la fois angoissée, anéantie, choquée, chagrinée, fautive… Elle est subitement une femme incapable de donner la vie par voie basse, une mère différente.

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Un programme pour mieux récupérer d’une césarienne

L’hôpital privé Saint-Claude de Saint-Quentin propose un dispositif permettant de mieux vivre l’intervention, et favoriser un retour à domicile rapide de la maman.

http://www.aisnenouvelle.fr/region/saint-quentin-un-programme-pour-mieux-recuperer-d-une-ia16b108n343260

Depuis le mois de juillet 2014, l’établissement propose aux futures mamans qui vont accoucher par césarienne, (cela a concerné un accouchement sur quatre l’an dernier), un protocole pour passer une étape souvent mal vécue par la femme enceinte. « La césarienne provoque une frustration parce que ce n’est pas l’accouchement rêvé, et parce que l’opération provoque des conséquences essentiellement négatives », explique le docteur Édouard Secq, anesthésiste à l’hôpital privé.

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Que faire pour que l’enfant né par césarienne ait de « bonnes bactéries » ?

Chaque humain a un kilo et demi de bactéries en lui. Selon le Professeur Gabriel Perlemuter, chef de service en hépato-gastroentérologie, elles sont vitales pour le bon fonctionnement de l’organisme. Les mamans recourant à la césarienne prendraient des risques. « Le mode de transmission de bactéries est important » a-t-il précisé sur LCI.

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La pratique de la césarienne

La césarienne a lieu au bloc opératoire sous anesthésie rachidienne ou générale. Après avoir désinfecté le champ opératoire et sondé la patiente, on pratique une incision cutanée horizontale au-dessus du pubis, puis on écarte au doigt les plans sous-cutanés : aponévrotique et musculaire. Avec un bistouri, on réalise une petite incision horizontale du segment inférieur de l’utérus élargi au doigt. Enfin, on perce la poche des eaux et on sort manuellement la tête ou les fesses ou les pieds selon la position du fœtus. Après la délivrance du placenta et des membranes, on referme plan par plan les tissus avec du fil résorbable. Cette intervention bien codifiée est dite de Stark ; d’autres variantes existent. Dr Renaud – Gynécologue-Obstétricien à la maternité de Metz

Hélène

« Je m’en veux de ne pas avoir demandé s’il n’y avait pas d’autre solution que celle “précipitée” de la césarienne. Je suis convaincue que oui, et c’est peut-être cela, le plus dur ! »

Anaïs

« J’ai très mal vécu mon accouchement, car je n’y étais pas du tout préparée.

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La place du papa au bloc

Dans la plupart des maternités, avec l’accord de l’obstétricien et de l’anesthésiste, et sous couvert de règles d’asepsie très strictes, le papa est accepté.

 

Les choses se bousculent tellement vite que Sébastien ne peut pas m’accompagner. De toute façon, je pense qu’il ne supporterait pas de me voir endormie et attendre seul notre bébé. Cependant, à mon réveil, je suis en colère d’apprendre qu’on l’a laissé seul, sans la moindre explication pendant une heure. « On ne peut pas vous dire si votre femme va bien. C’est une intervention chirurgicale, on ne peut pas se prononcer avant la fin ». Quelques jours plus tard, il m’avoue : « Pendant toute la durée de l’intervention, ma vie s’est arrêtée. J’ai cru te perdre, j’ai cru tout perdre ».

Sabine

« Alors que mon mari fut fantastique avec notre bébé, je lui en ai voulu d’avoir pu être privilégié dans les premières heures de vie de bébé ; leur moment en peau à peau m’a rendue jalouse, et j’étais terrorisée à l’idée que bébé garde en mémoire l’odeur de papa ».

Anaïs

« Mon compagnon ne peut pas assister à l’accouchement. Je me retrouve toute seule avec des personnes que je ne connais pas et dans une salle très froide… Je ne suis pas du tout à l’aise et j’appréhende ce qui va arriver ».

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Le déroulement d’une césarienne

Bien souvent, la césarienne est peu ou mal abordée, et les mamans ne préfèrent pas l’imaginer donc s’y intéressent que très peu. Tel fut mon cas. Malgré le vécu de ma sœur jumelle, j’ai totalement occulté cette éventualité, préférant croire en mes possibilités d’accoucher par voie basse. Au cours de mes lectures, je sautais le chapitre concernant la césarienne. Et pendant mes séances de préparation à l’accouchement, que j’ai choisi en haptonomie, à aucun moment, elle ne fut évoquée.
Soudainement, il faut tout oublier et se mettre face à l’inconnu.

Virginie

« La césarienne a été abordée durant mes cours de préparation à l’accouchement, mais je vous avoue que je n’ai pas écouté, car je ne me sentais pas concernée. Pour moi, il n’était pas concevable d’accoucher autrement que par voie basse puisque la grossesse se déroulait à merveille. J’ai eu tort ! À l’annonce de cette décision, je m’effondre, pour moi tout s’écroule, je ne comprends pas pourquoi ma fille a changé de position, comment est-ce possible ».

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Les raisons d’une césarienne


La césarienne en urgence se déclare pour divers motifs.
Chaque maman a sa propre histoire.

Audrey

« J’arrive à la maternité après 24 h de contractions, vers 3 h du matin. L’accouchement est
 prévu dans l’eau. En arrivant, j’ai droit à un monitoring. On me suggère d’aller marcher pour aider à l’ouverture du col, alors je m’exécute. Quelques heures plus tard, je reviens faire un examen d’ouverture du col. Pendant le monitoring, on se rend compte que mon bébé ne supporte pas certaines contractions. Il est 5 h du matin. Je fais un bain pour tenter de calmer la douleur qui devient vive toutes les cinq minutes, mais cela ne change rien. À 9 h, le gynécologue de garde vient m’annoncer le déclenchement par tampon de propess. À 11 h, le tampon est posé. Je vais en chambre. Toutes les heures et demie, on me fait un monitoring avec un examen du col. J’ai un dernier monitoring à 16 h 30. Et à 19 h 35, je sens quelque chose couler… Je pense perdre les eaux, mais, en allant aux toilettes pour vérifier, je vois du sang.

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